Bien le bonjour,
Mon périple africain s’achève. Il me reste moins de deux semaines. L’été a passé encore une fois trop vite. Il me semble que j’ai plein de choses à conter. Donc pour faciliter ce trop plein d’idées, je vais diviser ma vie ivoirienne en chapitre.
Chapitre 1 L’hôpital ou plutôt le dispensaire
On ne me surnomme pas Felu pour rien, hein? Alors une première visite chez le médecin s’est imposée la semaine passée. Le couvercle d’un des deux barils d’eau m’est tombé sur le gros orteil. Évidemment, j’ai aspergé toute la cour intérieure de mon sang. Le lendemain, l’orteil était enflé et j’avais du mal à marcher je suis donc allée au dispensaire. Je suis restée un peu bête quand ma maman m’a donné un thermomètre. J’ai demandé pourquoi. Elle a dit que c’était plus hygiénique comme ça. Je me suis donc rendue à la clinique avec toute ma trousse de premiers soins, des médicaments et un thermomètre. Pépita, la fille d’AIESEC chez qui je vis m’a accompagnée. Mais en fait, c’est plus elle qui avait besoin de moi parce qu’elle a faillit faire au moins cinq chutes de pression. Elle est sortie deux fois dehors prendre l’air. Après un certain temps (ça été beaucoup plus rapide qu’au Québec, ça je vous le dit) un monsieur qui avait l’air de tout, sauf d’un infirmier (ce sont sûrement la casquette et la chemise déboutonnée qui m’ont fait hésiter) m’a fait un bandage. Il fallu que je fournisse le matériel médical (???). Après, il m’a dit que je devais revenir dans deux jours pour vérifier l’état de mon ongle, car il se pourrait qu’on l’enlève. Euh…????. Hors de question que je laisse une partie de moi en Côte d’Ivoire. Je suis heureuse de vous annoncer que j’ai finalement tous mes morceaux. Prions maintenant pour ne pas que l’infection pogne dans la plaie!
Chapitre 2 Le Leader Price
Près de chez moi il y a un supermarché où je peux trouver vraiment de tout. D’ailleurs, à chaque fois que je vais y faire un tour, je suis certaine de voir des Blancs. C’est donc une épicerie où seuls les riches Ivoiriens vont. Voici quelques faits cocasses :
-Ce n’est pas rare que je me fasse suivre par des enfants, biscuits à la main, qui me supplient de les acheter pour eux.
-En Côte d’Ivoire, tout se paie avec la monnaie. Pas de carte de guichet et encore moins de crédit. Mais étrangement quand on arrive à la caisse ils n’ont jamais le change. C’est toujours une épreuve incroyable d’avoir la monnaie et pourtant tout le monde paye de cette façon. Alors quand ils n’ont pas le change, ils donnent des bonbons pour compenser. J’aime assez l’idée…
-ll y a au moins 6 gardiens de sécurité qui aident les gens à se stationner en leur indiquant s’il faut tourner vers la droite ou vers la gauche. Ils mêlent plus souvent qu’autrement les conducteurs. Évidemment, il y en a 4 qui ne font que regarder leurs collègues travailler.
-Pour le moment, j’ai succombé une seule fois au Nutella et c’était en voyage.
-La semaine passée, ils avaient emménagé une étagère spéciale pour le ramadan. C’était genre : Kit pour un ramadan réussi. Chaque paquet contenait un sac de riz, un sac de pâtes et autre chose. Très drôle!
-Même si les yaourts sont regroupés en paquet de quatre comme au Québec, le prix indiqué est pour un seul yaourt. On peut donc acheter juste deux yaourts si l’on veut. Je trouvais que le yaourt n’était pas cher.
Chapitre 3 L’ONG
À mon stage, c’est la routine. Elle commence d’ailleurs à être de moins en moins palpitante, mais il se passe quand même des trucs drôles.
- Il y a un monsieur qui, après 8 semaines, vient d’apprendre mon nom. Depuis, il le répète 10 fois par jour.
-Il n’est pas rare que les gens piquent des petites siestes devant leur ordinateur.
-Ici, les toilettes sont dehors. Heureusement, le directeur insiste pour que les stagiaires utilisent la salle de bain qui se trouve dans son bureau.
-Les employés ne sont pas payés depuis 11 mois. Paraît-il que c’est pratique courante chez les ONG.
-La réunion du lundi matin peut durer 2 heures. Ça devient un peu long quand on ne fait que répéter le même point.
-Les gens utilisent seulement leur index quand ils écrivent à l’ordinateur…c’est long écrire un texte! Et il y en a un qui tape si fort que j’ai l’impression que tout le portable va exploser.
-Ils appellent le portable « la machine ». J’ai l’impression de vivre dans un monde préhistorique quand ils disent « est-ce que t’as amené ta machine? ».
-À 13h00, on entend l’appel de la prière. Il doit y avoir une mosquée pas très loin, mais je ne l’ai jamais vu.
Chapitre 4 La maison
-Il y a des souris dans le toit. Je les entends se battre la nuit. On peut les voir passer parce que le toit est fait en tôle et en bois. Et on a pas les mêmes souris qu’au Québec…elles ont davantage la taille d’un rat.
-Ici, Marina est très populaire. Marina est un soap mexicain dont Marc Labrèche s’est probablement inspiré pour faire le Cœur à ses raisons. Comme vous pouvez vous imaginer, c’est très mauvais. Mais les gens ici en sont fous. Et devenue une vraie ivoirienne, je l’écoute désormais assidûment haha! C’est pas ma faute, c’est ça qui joue sur l’heure du souper. (Audrey, Marina est rendue en prison pour protéger son fils Chewoui…ça brasse dans cabane parce qu’elle est dans la même cellule que l’ex-maîtresse de Ricardo. Il l’avait trompé avec la servante.)
-Il n’est pas rare que les enfants de la cour entre dans la maison sans avertir. Et ça me fait faire toujours un saut. Tu crois que t’es seul dans le salon, tu te retournes et vlan…un enfant qui te dévisage. Et ça arrive souvent que les gens de la cour se réunissent dans le salon par terre pour écouter Marina. Même qu’il y a des femmes qui regardent par la fenêtre. Je vous le dis que c’est populaire!
-La servante est partie pour un laps de temps indéterminé. Il paraît que ça arrive souvent. On doit donc se réorganiser. J’ai fait la vaisselle pour la première fois en deux mois et demie la semaine passée. J’ai aussi cuisiné à la manière africaine. Mais ça n’a pas été très concluant.
-Les enfants de la cour intérieure (dont un de deux ans) se promènent avec des couteaux dont la lame doit faire 15 centimètres. Pis nous on capote quand un jeune court avec des ciseaux.
Chapitre 5 La vie ivoirienne
- Les hommes pissent partout et tout le temps. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir « Ne pas uriner ici » sur des murs de béton.
-Les déchets sont vraiment partout.
-Il n’y a pas une journée qui passe sans que je ne me fasse pas crier « La Blanche » dans la rue. Je sais que ce n’est pas raciste et qu’il n’y a aucune once de méchanceté dans ces propos, mais en toute sincérité, je ne m’y suis pas habituée en près de trois mois.
- J’ai toujours un fan club de taxis quand je marche dans la rue parce qu’ici, les Blancs n’utilisent pas vraiment les transports en commun.
Mon expérience en Côte d’Ivoire a été incroyable. Je suis fière de ce que j’ai accompli.
Je serai bientôt de retour au pays!
Geneviève
mercredi 19 août 2009
Jean-Michel Nadeau / Togo
Bonjour à tous,
Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles depuis quelques temps, c'est qu'une certaine routine s'est installé depuis quelques temps et que je ne croyais pas qu'il s'était passé beaucoup de chose. Malgré tout, j'ai quand même fait quelques trucs.
En fait, j'ai passé le plus clair des derniers temps à Lomé à travailler sur mon projet, le programme initiative éducation pour tous; qui aide les enfants des milieux ruraux à aller à l'école primaire. On a surtout travailler sur les aspects administratifs du projet: puisqu'on est en fin d'année il fallait produire un rapport, recherche de nouveaux partenaires et parrains, conception d'un blog (www.iept.unblog.fr), etc.
J'ai pu profiter des fins de semaines pour faire toutes sortes de chose. Un samedi j'ai joué au soccer avec des gens d'ici, qui sont pas mal forts! Une autre fois c'était le basket, ils sont bons mais j'étais de calibre. Un dimanche j'ai été à la messe, habillé de vêtements africains comme tout le monde bien sûr. C'est vivant, les gens chantent beaucoup, mais écouter le prêtre qui disait pendant ½ heure que l'avortement c'est mal c'était un peu long...
J'ai été voir un village qui s'appelle Togoville. C'est un beau village où il faut se rendre en pirogue, c'était vraiment bien! La Sainte Vierge serait apparue sur le lac et le Pape s'y est rendu un jour, alors maintenant c'est une attraction touristique. Ici il n'y a aucun prix fixe. Pour Togoville par exemple, on négociait avec le patron du piroguier (le dude qui conduit la pirogue) pour un prix, ensuite rendu là on négocie pour le guide. Entre-temps il faut faire confiance au piroguier pour qu'il nous attende (ce qui n'est jamais un problème en fait), puis en revenant il y a le piroguier qui nous demande de l'argent, même s'il nous a dit qu'il fallait voir ça avec son patron. Évidemment on n'a rien donné. C'est monnaie courante ici: un blanc c'est riche et ça sait pu quoi faire de son argent. Alors qu'on est tous des étudiants qui s'endettent pour faire ce voyage!
Une autre soirée je suis allé à une soirée culturelle. En fait c'était organisé par des stagiaires qui travaillent sur un projet de promotion du tourisme en Afrique. Il y avait des danses traditionnelles au son des djembés, une pièce de théâtre et même un humoriste! On buvait un alcool fait à base de mil et c'était une belle soirée!
Une fin de semaine je suis allé au Ghana. On a été à Elmina et à Cape Coast voir des châteaux et forts qui servaient à la traite des esclaves. Les attractions touristiques sont souvent sur ce sujet et on sent que certains l'ont encore sur le c?ur parfois. Mais il y a plusieurs choses qui m'ont frappé au Ghana: 1) ce sont les plus grands fans de Barack Obama. Il y est allé le 11 juillet et le nombre de pub de bienvenue (akwaaba) et autres est incroyable. 2) Le Ghana est nettement plus développé que le Togo. Il y a des autoroutes, les routes sont en meilleur état, les attractions touristiques sont plus structurées, il y a moins de motos en villes, les voitures sont en meilleur état, il y a plus de commerces, plus de produits d'importation et à ce qu'il paraît la démocratie est mieux. Ça a été un choc culturel!
C'est tout pour maintenant. Dans les prochaines semaines je devrais aller un peu sur le terrain pour l'aspect construction du projet. Internet ne sera pas très disponible puisque je n'aurai même pas l'électricité partout où j'irai. Je vous tiendrai au courant en revenant. Et en passant, ne croyez pas que je serai bronzé en revenant, c'est toujours nuageux ici...
Ciao!
J-M

Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles depuis quelques temps, c'est qu'une certaine routine s'est installé depuis quelques temps et que je ne croyais pas qu'il s'était passé beaucoup de chose. Malgré tout, j'ai quand même fait quelques trucs.
En fait, j'ai passé le plus clair des derniers temps à Lomé à travailler sur mon projet, le programme initiative éducation pour tous; qui aide les enfants des milieux ruraux à aller à l'école primaire. On a surtout travailler sur les aspects administratifs du projet: puisqu'on est en fin d'année il fallait produire un rapport, recherche de nouveaux partenaires et parrains, conception d'un blog (www.iept.unblog.fr), etc.
J'ai pu profiter des fins de semaines pour faire toutes sortes de chose. Un samedi j'ai joué au soccer avec des gens d'ici, qui sont pas mal forts! Une autre fois c'était le basket, ils sont bons mais j'étais de calibre. Un dimanche j'ai été à la messe, habillé de vêtements africains comme tout le monde bien sûr. C'est vivant, les gens chantent beaucoup, mais écouter le prêtre qui disait pendant ½ heure que l'avortement c'est mal c'était un peu long...
J'ai été voir un village qui s'appelle Togoville. C'est un beau village où il faut se rendre en pirogue, c'était vraiment bien! La Sainte Vierge serait apparue sur le lac et le Pape s'y est rendu un jour, alors maintenant c'est une attraction touristique. Ici il n'y a aucun prix fixe. Pour Togoville par exemple, on négociait avec le patron du piroguier (le dude qui conduit la pirogue) pour un prix, ensuite rendu là on négocie pour le guide. Entre-temps il faut faire confiance au piroguier pour qu'il nous attende (ce qui n'est jamais un problème en fait), puis en revenant il y a le piroguier qui nous demande de l'argent, même s'il nous a dit qu'il fallait voir ça avec son patron. Évidemment on n'a rien donné. C'est monnaie courante ici: un blanc c'est riche et ça sait pu quoi faire de son argent. Alors qu'on est tous des étudiants qui s'endettent pour faire ce voyage!
Une autre soirée je suis allé à une soirée culturelle. En fait c'était organisé par des stagiaires qui travaillent sur un projet de promotion du tourisme en Afrique. Il y avait des danses traditionnelles au son des djembés, une pièce de théâtre et même un humoriste! On buvait un alcool fait à base de mil et c'était une belle soirée!
Une fin de semaine je suis allé au Ghana. On a été à Elmina et à Cape Coast voir des châteaux et forts qui servaient à la traite des esclaves. Les attractions touristiques sont souvent sur ce sujet et on sent que certains l'ont encore sur le c?ur parfois. Mais il y a plusieurs choses qui m'ont frappé au Ghana: 1) ce sont les plus grands fans de Barack Obama. Il y est allé le 11 juillet et le nombre de pub de bienvenue (akwaaba) et autres est incroyable. 2) Le Ghana est nettement plus développé que le Togo. Il y a des autoroutes, les routes sont en meilleur état, les attractions touristiques sont plus structurées, il y a moins de motos en villes, les voitures sont en meilleur état, il y a plus de commerces, plus de produits d'importation et à ce qu'il paraît la démocratie est mieux. Ça a été un choc culturel!
C'est tout pour maintenant. Dans les prochaines semaines je devrais aller un peu sur le terrain pour l'aspect construction du projet. Internet ne sera pas très disponible puisque je n'aurai même pas l'électricité partout où j'irai. Je vous tiendrai au courant en revenant. Et en passant, ne croyez pas que je serai bronzé en revenant, c'est toujours nuageux ici...
Ciao!
J-M
vendredi 7 août 2009
Renaud Gignac / Chine
Renaud Gignac
Chine
6 août 2009
Après deux mois passés en Chine, me voilà au dernier jour de mon voyage. Je repars demain matin ! J’arrive à peine à croire que dans 10 jours je serai de retour sur les bancs d’école…
Que retenir de ce voyage ? Difficile à dire.
Difficile parce qu’il y a trop. Trop de nouveautés, de nouvelles perspectives, pour pouvoir dresser une liste des apprentissages reçus. Tenter cela serait une tâche fortuite.
On se laisse imprégner de la Chine et elle nous change toute seule, tranquillement, au fil des jours où on y vit.
Elle nous laisse apprécier les contrastes de la condition humaine, où richissimes entrepreneurs passent en Jaguar devant de modestes vendeurs de légumes et autres commerçants ambulants.
Elle nous fait rencontrer des citadins curieux de voir passer des étrangers et heureux de nous saluer et de nous renseigner.
Elle nous montre les clivages générationnels entre des jeunes qui carburent aux nouvelles technologies et leurs parents, souvent incrédules, qui y voient même parfois une pathologie nouvelle, la « dépendance à l’internet ».
Et surtout, en ce qui me concerne, la Chine m’a ouvert les yeux sur une nouvelle façon d’envisager la politique. Au pouvoir, un seul parti, le Parti communiste chinois, le même depuis 1949.
Ici, les débats sur les choix de société ont lieu non pas entre le parti au pouvoir et les partis d’opposition, comme chez nous, mais plutôt au sein même du parti et dans les limites du cadre établi par le « socialisme aux caractéristiques chinoises ». Au Grand Palais du peuple de Beijing, l’équivalent chinois de notre Parlement, les sièges des représentants du peuple ne sont pas tournés les uns contre les autres dans une posture de confrontation, mais sont tous tournés dans la même direction, symbole d’unité.
L’un des postulats de nos systèmes politiques occidentaux, le « fait du pluralisme », est absent de la pensée politique chinoise.
À l’Ouest, nous acceptons comme réalité inéluctable que les individus de la société, de par leur appartenance à des groupes ethniques et religieux multiples, aient nécessairement des visions divergentes de la « bonne vie ». Nous mettons donc en place des mécanismes pour faire en sorte que toutes les visions puissent être entendues et que chaque individu puisse vivre librement la vie qui lui semble bonne. Nos Chartes des droits et libertés sont des exemples de ces mécanismes. « Votre liberté s’arrête ou celle des autres commence », dit-on.
La Chine est tout le contraire. Ici, le système politique idéal est celui qui permet de réaliser l’« harmonie ». Ici, les divergences d’opinion sont perçues comme un manque d’harmonie, un désordre. Le rôle du gouvernement est de promouvoir une vision uniforme de la « bonne vie » et d’amener les différents groupes de la société à embrasser cette vision. Cela se fait tantôt par la persuasion, tantôt par la coercition.
Différentes mesures mises en place par le gouvernement chinois pour atteindre l’« harmonie », nous paraissent évidemment contraires aux droits de la personne. « Quel mépris de la dignité humaine ! » s’exclame-t-on. Mais est-ce là un réflexe partagé par une majorité de Chinois? Et si la Déclaration universelle des droits de l’Homme n’était pas réellement universelle ?
Une réflexion à poursuivre… la Chine m’habitera encore longtemps.

Chine
6 août 2009
Après deux mois passés en Chine, me voilà au dernier jour de mon voyage. Je repars demain matin ! J’arrive à peine à croire que dans 10 jours je serai de retour sur les bancs d’école…
Que retenir de ce voyage ? Difficile à dire.
Difficile parce qu’il y a trop. Trop de nouveautés, de nouvelles perspectives, pour pouvoir dresser une liste des apprentissages reçus. Tenter cela serait une tâche fortuite.
On se laisse imprégner de la Chine et elle nous change toute seule, tranquillement, au fil des jours où on y vit.
Elle nous laisse apprécier les contrastes de la condition humaine, où richissimes entrepreneurs passent en Jaguar devant de modestes vendeurs de légumes et autres commerçants ambulants.
Elle nous fait rencontrer des citadins curieux de voir passer des étrangers et heureux de nous saluer et de nous renseigner.
Elle nous montre les clivages générationnels entre des jeunes qui carburent aux nouvelles technologies et leurs parents, souvent incrédules, qui y voient même parfois une pathologie nouvelle, la « dépendance à l’internet ».
Et surtout, en ce qui me concerne, la Chine m’a ouvert les yeux sur une nouvelle façon d’envisager la politique. Au pouvoir, un seul parti, le Parti communiste chinois, le même depuis 1949.
Ici, les débats sur les choix de société ont lieu non pas entre le parti au pouvoir et les partis d’opposition, comme chez nous, mais plutôt au sein même du parti et dans les limites du cadre établi par le « socialisme aux caractéristiques chinoises ». Au Grand Palais du peuple de Beijing, l’équivalent chinois de notre Parlement, les sièges des représentants du peuple ne sont pas tournés les uns contre les autres dans une posture de confrontation, mais sont tous tournés dans la même direction, symbole d’unité.
L’un des postulats de nos systèmes politiques occidentaux, le « fait du pluralisme », est absent de la pensée politique chinoise.
À l’Ouest, nous acceptons comme réalité inéluctable que les individus de la société, de par leur appartenance à des groupes ethniques et religieux multiples, aient nécessairement des visions divergentes de la « bonne vie ». Nous mettons donc en place des mécanismes pour faire en sorte que toutes les visions puissent être entendues et que chaque individu puisse vivre librement la vie qui lui semble bonne. Nos Chartes des droits et libertés sont des exemples de ces mécanismes. « Votre liberté s’arrête ou celle des autres commence », dit-on.
La Chine est tout le contraire. Ici, le système politique idéal est celui qui permet de réaliser l’« harmonie ». Ici, les divergences d’opinion sont perçues comme un manque d’harmonie, un désordre. Le rôle du gouvernement est de promouvoir une vision uniforme de la « bonne vie » et d’amener les différents groupes de la société à embrasser cette vision. Cela se fait tantôt par la persuasion, tantôt par la coercition.
Différentes mesures mises en place par le gouvernement chinois pour atteindre l’« harmonie », nous paraissent évidemment contraires aux droits de la personne. « Quel mépris de la dignité humaine ! » s’exclame-t-on. Mais est-ce là un réflexe partagé par une majorité de Chinois? Et si la Déclaration universelle des droits de l’Homme n’était pas réellement universelle ?
Une réflexion à poursuivre… la Chine m’habitera encore longtemps.
jeudi 6 août 2009
Marylin Brisson / Maroc
Salam alaykum,
Je sais que je me suis laissé aller ces dernières semaines pour vous donner de mes nouvelles. Mais j'ai été très occupé avec la fin de mon stage et la préparation de mon voyage en amoureux au Maroc . En plus, mon portable a eu quelques petits problèmes durant la semaine passé. Il a fallu que je me rachète un fil, car le mien ne chargeait plus du tout. Par chance, ce n'était que ça le problème...j'ai eu peur que mon ordi ait sauté!!
Durant mes 2 dernières semaines de stage avec les enfants, ce fut vraiment amusant. Surtout la dernière semaine, semaine de fiestaaaaaaaaaaaa. On a fabriqué des maracas, des pinatas, des posters enfant-vedettes, des albums-vacances...et tout ça pour la grande fête de vendredi. C'était vraiment super, on a dansé avec les enfants, préparé un grand buffet tous ensemble... Ce fut plus triste au moment de se dire AU REVOIR. Les enfants me manquent déjà ; d'ailleurs j'ai failli adopter une petite marocaine AYA, elle était trop mignonne et je dois avouer que c'était ma chouchou!! Tout le monde de la direction m'ont donné leurs mails et aimeraient vraiment que je revienne l'été prochain travailler encore avec eux et les enfants. J'ai adoré l'expérience mais comme disent les marocains : INCHALLAH (Si Dieu le veut). En plus, durant ces 2 semaines, j'ai passé 2 belles nuits blanches car j'ai eu la chance d'être invitée à 2 mariages marocains. C'était vraiment malade et en plus, on m'a fait porter les robes marocaines à chaque fois. Le premier mariage, j'avais un caftan bleu-vert pâle et le 2e mariage, j'avais une belle tictchita rose avec une ceinture en OR. On m'a appris à danser un peu à la marocaine, malgré que tous les gens lors des mariages étaient certains que j'étais marocaine ; ils me parlaient toujours en arabe...parfois je comprenais, mais la plupart du temps non!!
Mon chum est arrivé samedi passé. On a déjà une semaine de voyage et de périples marocains à notre actif!
Lundi soir, nous sommes revenus de Essaouira, belle petite ville en face de l'océan. Nous avons passé 4 jours à Marrakech la semaine passée ; on a visité plusieurs anciens palais, des tombeaux saadiens, des mosquées et bien sûr les souks. Nous sommes aussi partis aux Cascades d'Ouzoud. Ouzoud, c'est un petit village berbère à environ 2h30 de voitures de Marrakech. On a aussi fait une demi-journée de 4 roues dans les montagnes du Haut Atlas, un petit tour de dromadaire près de la Ménara (j'ai eu peur!). C'était vraiment super. Et puis, 3 jours à Essaouira, ville plus tranquille et calme où nous avons siroté de bons jus d'orange fraîchement pressés et de bons thés à la menthe sur les terrasses de la PLACE MOULAY EL HASSAN à côté de la sqala du port . Maintenant que nous avons visité le SUD, nous partirons mercredi matin visiter 3 grandes villes impériales au NORD de Casablanca, soit Rabat (la capitale du Maroc et où le palais du roi actuel se trouve), Fès et Meknès. Nous serons de retour à Casa samedi et départ pour le Canada dimanche matin. Nous ne serons de retour que dimanche en soirée in Quebec City ;)
J'ai tous très hâte de vous revoir, vous me manquez énormément.
Le Maroc, c'est cool, mais j'ai bien hâte de retrouver mon petit Québec !!!
À très bientôt
Mary
Je sais que je me suis laissé aller ces dernières semaines pour vous donner de mes nouvelles. Mais j'ai été très occupé avec la fin de mon stage et la préparation de mon voyage en amoureux au Maroc . En plus, mon portable a eu quelques petits problèmes durant la semaine passé. Il a fallu que je me rachète un fil, car le mien ne chargeait plus du tout. Par chance, ce n'était que ça le problème...j'ai eu peur que mon ordi ait sauté!!
Durant mes 2 dernières semaines de stage avec les enfants, ce fut vraiment amusant. Surtout la dernière semaine, semaine de fiestaaaaaaaaaaaa. On a fabriqué des maracas, des pinatas, des posters enfant-vedettes, des albums-vacances...et tout ça pour la grande fête de vendredi. C'était vraiment super, on a dansé avec les enfants, préparé un grand buffet tous ensemble... Ce fut plus triste au moment de se dire AU REVOIR. Les enfants me manquent déjà ; d'ailleurs j'ai failli adopter une petite marocaine AYA, elle était trop mignonne et je dois avouer que c'était ma chouchou!! Tout le monde de la direction m'ont donné leurs mails et aimeraient vraiment que je revienne l'été prochain travailler encore avec eux et les enfants. J'ai adoré l'expérience mais comme disent les marocains : INCHALLAH (Si Dieu le veut). En plus, durant ces 2 semaines, j'ai passé 2 belles nuits blanches car j'ai eu la chance d'être invitée à 2 mariages marocains. C'était vraiment malade et en plus, on m'a fait porter les robes marocaines à chaque fois. Le premier mariage, j'avais un caftan bleu-vert pâle et le 2e mariage, j'avais une belle tictchita rose avec une ceinture en OR. On m'a appris à danser un peu à la marocaine, malgré que tous les gens lors des mariages étaient certains que j'étais marocaine ; ils me parlaient toujours en arabe...parfois je comprenais, mais la plupart du temps non!!
Mon chum est arrivé samedi passé. On a déjà une semaine de voyage et de périples marocains à notre actif!
Lundi soir, nous sommes revenus de Essaouira, belle petite ville en face de l'océan. Nous avons passé 4 jours à Marrakech la semaine passée ; on a visité plusieurs anciens palais, des tombeaux saadiens, des mosquées et bien sûr les souks. Nous sommes aussi partis aux Cascades d'Ouzoud. Ouzoud, c'est un petit village berbère à environ 2h30 de voitures de Marrakech. On a aussi fait une demi-journée de 4 roues dans les montagnes du Haut Atlas, un petit tour de dromadaire près de la Ménara (j'ai eu peur!). C'était vraiment super. Et puis, 3 jours à Essaouira, ville plus tranquille et calme où nous avons siroté de bons jus d'orange fraîchement pressés et de bons thés à la menthe sur les terrasses de la PLACE MOULAY EL HASSAN à côté de la sqala du port . Maintenant que nous avons visité le SUD, nous partirons mercredi matin visiter 3 grandes villes impériales au NORD de Casablanca, soit Rabat (la capitale du Maroc et où le palais du roi actuel se trouve), Fès et Meknès. Nous serons de retour à Casa samedi et départ pour le Canada dimanche matin. Nous ne serons de retour que dimanche en soirée in Quebec City ;)
J'ai tous très hâte de vous revoir, vous me manquez énormément.
Le Maroc, c'est cool, mais j'ai bien hâte de retrouver mon petit Québec !!!
À très bientôt
Mary
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