Mon stage à Valdivia, au Chili
Avec la FUCREHU
Mars à mai 2010
Arrivée à Santiago, le 8 mars 2010.
Mon vol pour le Chili a été pas relativement long parce qu'on a fait une escale à Buenos Aires !!! Santiago est entourée de montagnes magnifiques ! Nous avons dû patienter 20 min dans l'avion lors de notre arrivée car, comme l'aéroport de Santiago a été endommagé lors du séisme. Ils ont préparé une grande tente sous laquelle on passe la douane et la sécurité. Or, lorsque nous avons atterri, elle était pleine de gens. Nous avons donc patienté 20 min avant d'y passer à notre tour après avoir récupérer nos bagages disposés non loin tous ensemble, dehors. J'ai eu de la chance, car normalement, en temps que Canadienne, je dois payer 125 $US pour entrer au Chili, mais comme l'aéroport ne fonctionne pas à 100%, ils ne m'ont rien demandé. Je me suis fait même un peu draguer par les gars de la douane, surtout un homme d'un certain âge... Puis, en sortant, j'ai pu voir quelques dégâts faits à l'aéroport: des vitres tombées, un ascenseur extérieur bien fissuré. Et enfin, j'ai retrouvé la belle Fernanda le sourire aux lèvres avec sa plus jeune soeur ! Elles m'attendaient depuis deux heures ! Fernanda et moi avons vécu ensemble pendant près de six mois au Mexique. Je ne l’avais pas vue depuis un an et demi. Nous sommes allées chez elle. Sa maison est immense : il y a une piscine et un jardin intérieur, une salle de gymnastique, un atelier de peinture et une salle de bain toute neuve (j'étais la première à m'y laver!) ! J'ai une chambre juste pour moi tout en haut avec vue sur les Andes sans avoir à bouger de mon lit ! On est restées tranquilles à la maison et j'ai appris à connaître sa famille.
La première chose qui m'a frappée ici, c'est les montagnes. Ce sont des montagnes toute nues, aucune végétation. Et puis, il y eu la température : parfaite ! Il faisait 26 degrés ! Et puis l'odeur! Une odeur de fleur, de printemps !!!! J'ai vu sur le chemin quelques dégâts fait par le tremblement de terre, mais rien de dramatique. Juste du verre cassé, des fissures. Le quartier ici est de classe moyenne-aisée. Il y a de magnifiques arbres et des fleurs partout avec de petits cafés. Je crois que je vais bien dormir ce soir…
Premier jour à Santiago, le 9 mars 2010.
Nous avons passé la soirée d'hier tranquilles à maison, Fernanda et moi. En effet, je dors chez mon amie chilienne ici à Santiago avant de partir pour Valdivia où se passera mon stage. Fernanda et moi avons vécu ensemble au Mexique et je suis donc accueillie ici comme une Reine! En ce moment, le soleil se couche et les Andes vont bientôt être plongées dans l'obscurité... D'ailleurs, il y a des chevaux qui viennent de passer dans la rue montés par des genres de gardes ou de policiers (peut-être qu'ils ont eux aussi une police montée !!). Enfin... Aujourd'hui, Fernanda m'a emmenée dans un endroit construit par le Dominicains du temps du colonialisme. Aujourd'hui, cet endroit est transformé en marché d'artisanat, mais il garde un certain cachet. Ils vendent toutes sortes de choses là-bas; on trouve pleins de bijoux en lapis lazuli (une pierre très abondante au Chili d'après ce que j'ai compris), des poncho en Alpaga, du fois gras d’autruche et… des poules.... Nous avons mangé des « empanadas » (de la viande et des légumes ou du fromage et des tomates enrobés dans une pâte, le tout cuit au four d'argile!) et j'ai bu un jus de framboise absolument divin. Nous sommes ensuite allées régler cette histoire de billet d'avion pour Valdivia. En effet, j'étais sensée prendre l'avion dimanche, tout de suite après mon arrivée à Santiago. Mais avec le tremblement de terre, Air Canada a décidé de nous mettre sur le vol pour Buenos Aires et j'arrivai donc plus tard que prévu à Santiago, loupant de peu mon vol pour Valdivia. J'avoue que ça ne me dérange pas trop d'arriver chez quelqu'un que je connais et de faire un peu de tourisme avant de passer aux choses sérieuses... J'avais donc dû changer mon billet pour Valdivia. N'ayant pas de place avant, je devais repartir le 15, mais finalement nous avons pu arranger tout ça aujourd'hui. Je pars pour Valdivia le 10 mars. Je suis bien contente de ne pas arriver trop tard à Valdivia et d'avoir encore toute la journée de demain pour visiter le centre de Santiago ! Cet après-midi, Fernanda ayant un rendez-vous, j'ai pu me baigner dans sa piscine... Les feuilles dans les arbres, la douceur de la température et les odeurs de fleurs, j'avoue qu'il y a pire dans la vie... Ce soir, nous allons boire un verre de pisco (un alcool fort à base de raisin et parfois mélangé à une sorte de petit citron sur, d'après ce que j’ai compris....) avec des amis à Fernanda ! Je vous en donnerai des nouvelles !
Arrivée à Valdivia, le 10 mars 2010.
Le 10 mars, j’ai pris l’avion pour Valdivia, situé beaucoup plus au sud de pays. Je suis arrivée à l’aéroport un peu en avance, pensant à tort que les choses iraient lentement à cause des problèmes causés par le tremblement de terre du 27 février. La zone « départ » de l’aéroport se situe sous plusieurs grandes tentes blanches placées à côté du bâtiment de l’aéroport. On ne peut entrer dans ce dernier car le faux ciel en verre est tombé du plafond et il y eu également d’autres dégâts importants… J’ai été très surprise de voir à quel point tout était très bien organisés sous cet aéroport temporaire. Des pancartes indiquent le chemin, des personnes répondent aux questions des voyageurs et il y a des abreuvoirs partout ainsi que des ventilateurs (heureusement, car il faisait très chaud).
Je suis arrivée à Valdivia vers 18h, après avoir admiré les Andes tout au long du voyage. J’ai même aperçu le volcan Villarica duquel sortait de la fumée… J’ai été chaleureusement accueillie par AIESEC-Valdivia ! Nous avons été prendre un café près de la place centrale de la ville. Nous sommes pour le moment deux étrangères en stage ici; Natalia et moi. Natalia vient d’Argentine, d’une ville non loin de Buenos Aires, et travaille dans une autre ONG. La gang d’AIESEC-Valdivia est super sympa ainsi que Natalia !
J’ai ensuite été invitée à souper chez la Présidente de la « Fundación para el Crecimiento Humano » (FUCREHU), la fondation pour laquelle je vais travailler ici. Il se trouve que les bureaux de la fondation se situent dans la maison de la Présidente, Carmen Ferrada. En effet, la fondation commence gentiment à se faire connaître et ils attendent d’avoir les moyens d’installer leurs bureaux ailleurs. J’ai mangé en compagnie de Carmen Ferrada et de ses enfants (qui travaillent à temps partiel pour la fondation), de la personne chargée des projets en éducation, Marcela Cárdenas, et de la Présidente d’AIESEC-Valdivia, Karen. Ils sont tous super sympas, je n’aurais pas pu être mieux accueillie ! Nous avons mangé du poisson tout frais sorti du fleuve Valdivia !
Vers 22h, la dame chez qui je vis est venue me chercher. Elle et son mari vivent dans une très belle maison située au bord d’un bras du fleuve. Ils ont quatre enfants qui étudient et travaillent maintenant à Santiago. Nous avons pris un café tout les trois ensemble. Lui est d’origine allemande. Il y eu en effet beaucoup d’Allemands qui sont venus s’établir ici vers 1850, rejoints par d’autres après la première et la deuxième guerre mondiale. Ils ne parlent heureusement que l’espagnol à la maison ! Ils sont tout les deux très gentils. Ils m’ont laissé la chambre d’un de leurs fils. J’ai ma propre salle de bain, une table immense pour travailler et internet ! En plus, le jardin est immense; ils ont des mûres qui sont à point en ce moment, des pommes et des prunes. Ils ont également des kayaks pour aller faire un tour sur le fleuve en face !
La terre tremble ! Le 11 mars 2010.
Le lendemain matin, 11 mars, je ne me suis pas levée très tôt car je n’avais rendez-vous avec Marcela qu’à 15h pour voir la question de mon horaire. Cette dernière est professeure d’anglais et s’occupe des projets en éducation de la fondation. Or, vers 11h30, alors que j’étais dans ma chambre, la maison entière s’est mise à trembler ! Heureusement, ce n’était pas très fort… J’avais déjà senti ce qu’ils appellent des « temblores » (tremblement de terre d’une magnitude inférieure à 6 sur l’échelle de Richter) lorsque j’étais à Santiago. Le plus fort que j’avais senti avait été de 3, mais là, c’était quand même un peu plus fort que ça. Personne ne bougeant dans la maison (il y avait la femme chez qui je vis et la femme de ménage), je me suis dit que ça ne devait pas être grand-chose… Or, mon amie Fernanda m’a écrit quelques minutes après pour me dire qu’elle avait entendu parler de l’évacuation à cause du risque de tsunami et pour me dire de garder mon calme ! C’est alors que j’ai lu que le tremblement de terre avait été de 7,2 ! Mais l’épicentre étant beaucoup plus au nord du Chili, ici, à Valdivia, le tremblement de terre n’a pas été si fort. J’ai alors demandé à la femme chez qui je vis ce qu’il fallait faire. Heureusement, Valdivia ne se trouve pas directement sur la côte chilienne, les alertes de tsunami ne nous concernent donc pas. La maison dans laquelle je vis fut construite au 19ième siècle et est entièrement faite en bois, ce qui lui permet de bouger sans se briser. Elle a survécu au plus fort tremblement de terre jamais enregistré qui eu lieu en 1960 et qui avait comme épicentre Valdivia. Ce tremblement de terre était de 9,5 sur l’échelle de Richter.
Après m’être remise de mes émotions de la matinée, j’ai été voir Marcela pour mettre sur pied mon emploi du temps. Le projet pour lequel je vais travailler s’appel : « Chile Califica ». C’est un programme mis sur pied par le gouvernement chilien et qui a pour but de permettre à des adultes de terminer leurs études primaires et secondaires. Les cours sont dispensés par divers organismes à travers tout le pays. FUCREHU est l’un d’entre eux. Les cours sont donnés à des adultes de tous les âges et sont normalement dispensés le soir deux ou trois fois par semaine. Marcela souhaite que je l’aide avec ses cours d’anglais jusqu’à l’examen du Ministère de l’éducation, examen qui aura lieu le samedi 27 mars. Je vais également pouvoir suivre les personnes chargées d’aller chercher de nouveaux étudiants pour le semestre prochain (semestre qui commencera en mai et qui durera 5 mois).
Premier jour de travail et une bienvenue digne de ce nom ! Le 12 mars 2010.
Le vendredi 12 mars, Marcela et moi avons préparé la classe du lundi soir. Le niveau d’anglais des étudiants étant limité, le cours ne sera pas très compliqué. Nous avons préparés divers activités afin de leur permettre d’apprendre les noms des aliments et d’apprendre à commander de quoi manger dans un restaurant.
Puis, après cette première journée de travail plutôt tranquille, je suis allée rejoindre la gang d’AIESEC-Valdivia pour ma soirée de bienvenue ! Nous sommes allés au jardin botanique sur l’Île Teja. Une fille a alors sorti deux moitiés de pastèques qui avaient été vidées. Dans chaque moitié de pastèque, ils ont vidé une bouteille de rhum entière ! Puis, ils ont mélangé l’alcool avec le jus de cette même pastèque. Natalia, l’autre étrangère en échange ici, et moi devions alors créer une équipe d’environ 6 personnes chacune (les souvenirs de cette soirée restent flous). Chaque équipe devait boire le plus rapidement possible le contenu de sa moitié de pastèque. Armés d’une paille nous nous sommes tous couchés parterre pour boire… La meilleure équipe, c’est-à-dire la mienne, a gagné ! Inutile de vous dire qu’avec autant d’alcool dans le sang, je me suis fait des amis très vite !!! Nous sommes ensuite tous allés prendre une bière (et ici elles sont bonnes car beaucoup d’Allemands ont immigrés dans la région) !
Barbecue au bord de la mer ! Le 13 mars 2010.
Avec Karen, la Présidente d’AIESEC-Valdivia, et Natalia, l’autre fille en stage ici, nous sommes allées à Niebla, au bord de l’océan pacifique, pour fête l’anniversaire d’un des amis de Karen, Luis. Nous avons été accueillies par la famille de Luis qui chantaient des chansons chiliennes ! On nous a servi de la viande cuite au barbecue et nous avons été faire un tour sur la plage. La vue était magnifique! Le sable ici est noir et nous avons trouvé des algues comestibles !
Aucun commentaire:
Publier un commentaire