lundi 19 avril 2010

Amélie St-Amant / Togo

Bonjour à tous,

Comment va la vie par chez vous? Ici, il fait toujours aussi chaud. J’essaie d’être assidue dans mes messages et de vous envoyer des nouvelles à chaque semaine (ça me fait du bien de vous raconter ça de toute façon car je n’ai pas personne ici avec qui je peux parler de tout ouvertement), et puisque j’ai été très brève concernant ma vie personnelle dans mon message cette semaine, alors je me reprend ce soir. Pardonnez-moi si je ne réponds pas aux messages perso, mais puisque je n’ai accès à un Internet très lent et très dispendieux que pour une courte période de temps, j’enregistre vos messages sur ma clé USB, je vais prendre le temps de leur répondre pendant la semaine et j’essaie de vous renvoyer une réponse lors de ma visite sur Internet la fin de semaine prochaine. Pour ce qui est de facebook, je suis encore plus limitée. Ce n’est vraiment pas efficace, les menus ne s’affichent pas et c’est ultra lent.
Et un IMMENSE Merci pour tout ceux qui ont répondu à ma demande de financement, c’est très apprécié. Mes parents peuvent avancer l’argent que vous m’avez promis et maintenant il me reste à voir comment le récupérer, probablement que ce sera à mon retour. Si vous pouvez vous regrouper et préparer une enveloppe commune, ça m’aidera à mon retour. Je vous reviens la-dessus sous peu car je viens de voir vos reponse et je suis plus que touchee de votre generosite. J?analyse le tout et jen reparle aux personnes concernees dans mon prochain mail.

Mais mis à part, mon retrait des technologies, je vais très bien. Mon travail est exigent et motivant. Moi qui avait peur de ne pas avoir de stage sérieux en venant en Afrique, et bien, ce n’est pas du tout le cas. Je travaille de 8h à 12h30, puis de 15h à 17h30. Il fait si chaud que la longue pause dîner est apprécié. Et quand il est 15h, c’est le soir. Alors plutôt de parler d’avant-midi et d’après-midi de travail, on parle d’avant midi et de soirée… Les gens ont une manière de travailler plutôt non efficace, mais si moi je veux être efficace, alors j’ai en masse de boulot. Dès qu’on ne peut pas avancer le projet (pas d’école à visiter, attente d’approbation du chef, etc.) et que mon collègue s’occupe en relisant ses notes perso pour la millième fois, alors moi je m’occupe en faisant de la traduction parallèlement à mon projet de clubs anti-SIDA. J’adore aller dans les écoles rencontrer les clubs et discuter avec eux. J’apprends moi aussi énormément sur ce fléau qui est beaucoup plus important ici que chez nous.

Sinon, que dire de Sotouboua? C’est une ville charmante, les gens sont très accueillants, mais je ne sais jamais trop s’ils attendent quelque chose en échange de ces bons services. C’est peut-être la seule chose que je trouve difficile. Je ne passe pas inaperçue! Ça m’a pris presque une semaine avant de voir une autre blanche dans la ville. Finalement, j’ai appris qu’il y avait 2 volontaires américains qui habitaient dans la ville et 2 autres dans les villages voisins (donc qui viennent souvent ici). Ça m’a presque fait du bien de parler un anglais américain. C’était presque plus facile que de parler un français africain. Vous connaissez ma manière de parler assez rapide (lol!), alors pour me faire comprendre des africains, laissez-moi vous dire que je ne parle pas ma vraie langue. Sinon, j’ai reçu un coq en cadeau hier! Je crois que c’était pour le manger, mais je préfère le garder comme animal de compagnie. Je suis donc aller acheter du mil au marché pour le nourrir. Maintenant, il reste à lui trouver un nom. Je vous lance donc un concours : Trouvez un nom pour mon coq. Le gagnant du concours se méritera un souvenir du Togo!!! Haha! Bon, peut-être que le baptiser va rendre la séparation plus difficile quand ce sera le temps de le manger!

Aussi, avril c’est le mois des funérailles. Ça ne veut pas dire que tout le monde meurt, mais quand une personne d’un âge respectable et ayant mené une bonne vie meurt, il y a toujours une importante célébration 1 an ou quelques années après sa mort. Et cela a toujours lieu au mois d’avril. Et à quoi ressemblent les funérailles? De la musique très bruyante qui joue du vendredi soir au lundi matin (sans interruption pendant la nuit), des gens qui dansent sans arrêt, de la musique traditionnelle qui alterne avec le système de son, les familles des gendres du défunt qui viennent rendre hommage à tour de rôle en apportant boisson, animaux à sacrifier et danses traditionnelles. C’est assez impressionnant. Disons que la fin de semaine de mon arrivée, j’ai été assez troublée. Surtout qu’en marchant près de là, on m’a attrapée par la main pour m’amener danser avec eux. Mais cette fin de semaine (Car il y a au moins 3-4 funérailles dans la ville par fin de semaine), la musique est moins forte et j’apprécie davantage.

J’ai aussi assisté à un mariage hier. J’ai été surprise de réaliser que le couple avait déjà des enfants, mais par la suite on m’a expliqué que les gens se marient habituellement à la mairie et que ce n’est que plus tard, s’ils en ont les moyens, qu’ils font le mariage à l’église.

Et sinon, j’ai finalement rebu le « Tchouk » sans tomber malade… mais j’ai promis à ma maman d’arrêter! C’est assez difficile de refuser quand on se fait offrir quelque chose par exemple. Mais de toute façon, je ne trouve pas ça si bon! Haha!

Et je me fais proposer en mariage assez fréquemment. Je déteste ma couleur de peau ici. J’ai jamais eu l’impression d’avoir un statut social aussi élevé et d’être aussi populaire. Je voudrais juste me fondre dans la masse, mais c’est disons complètement impossible. Mais bon, pour répondre aux demandes en mariage, je dis que je n’ai pas l’intention de me marier car mes parents ne le sont pas et ce n’est pas important pour moi. Habituellement ça s’arrête là, mais s’ils rétorquent encore quelque chose je ris, je dis un gentil au revoir et je me sauve…

Et voilà pour maintenant… j’ai mon RDV à Internet (car je dois prendre RDV pour y aller) dans 15 minutes et je pense que mon message est assez long de toute façon (quelle surprise!). Je souhaite une bonne fin de session à tous les Universitaires en sprint final.

À bientôt,

Amé xxxxx

mercredi 7 avril 2010

Jérôme au Kenya, Il y a toujours une première fois

Il y a toujours une première fois
J'en étais venu à penser, lorsque j'étais presque rendu à 2 mois au Kenya, que j'avais pratiquement tout vécu pour la première fois. J'avais tort!

Ma première fois à vivre à vivre dans une famille Kenyenne. J'ai emmenagé dans mon 4e logis en moins de 2 mois, et cette fois dans une famille. Ça veut dire la nourriture Kenyenne à chaque soir mais aussi la douche avec de l'eau qui a été chauffée dans un sceau d'eau. J'ai même eu ma première semaine sans électricité. Finalement, toutes ces choses que l'on prend pour acquis et que l'on croit essentiel à notre existence, ne le sont pas tant que ça. J'ai appris qu'il y avait des fers à repasser au charcoal!

Un Canadien d'Edmonton, Jonathan, est arrivé en même temps que moi dans cette maison, donc aussi ma première expérience où c'est moi qui répond aux questions par rapport au Kenya, qui donne des directions. Je réalise que finalement je commence à connaître les moeurs et coutumes davantage à Nairobi.

Ma première fois que je me sens vraiment chez moi à Nairobi, où que je reviens d'un voyage de 1 semaine en Tanzanie et que je suis content de revenir dans la ville, de revoir la ville et ses bars et finalement retrouver mes affaires. Ma maison est rendu ici (du moins temporairement).

En Tanzanie, à Dar Es Salaam, définitivement ma première expérience dans un bar où il n'y a pratiquement que des hommes blancs et que le bar est rempli de prostitutées qui tentent de finir leur nuit. Je me suis fait frotter d'assez proche, tâter le paquet, mordu l'oreille, je ne savais même pas que ce genre d'endroits pouvaient exister.

Mais dans cette même ville, ma première expérience comme "Wedding crasher". Avec un Grec un peu aventureux, on a réussi à convaincre un garde de nous laisser entrer dans un mariage africain. En rentrant, on s'est senti très mal à l'aise en réalisant  qu'il n'y avait que des femmes  (peut être 50-60). Finalement, elles nous ont bien accueillies et on a dansé leurs danses un peu osé. C'était finalement "bachelor party" (enterrement de la vie d'une fille?) avant le mariage! Vraiment génial.

Aussi ma première expérience dans un poste de police d'un pays en développement, une expérience que je tentais pourtant d'éviter. En allant sur l'île (paradisiaque!) de Zanzibar, en Tanzanie, sur notre chemin du retour d'un village sur la plage, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 fois le prix qu'on s'était entendu (50$ au lieu de 12$). Le même Grec, qui voyageait avec nous, a pris l'affaire très à coeur, et après une longue engueulade avec le chauffeur, une visite au poste de police a été acceptée par les 2 partis. Après un compte rendu à 2 policiers et une visite dans le grand bureau de quelqu'un de la police qui semblait important, on nous a offert d'aller à la cours de justice le lendemain pour contester le prix de notre taxi. De toute évidence, ce n'était pas une solution, on a donc payé et repris le traversier vers Dar Es Salaam. On m'a dit qu'une situation similaire a eu lieu au même endroit, dans l'émission Amazing Race!

J'ai aussi eu la très mauvaise expérience de me retrouver devant un guichet automatique qui a mangé ma carte de guichet juste avant mon trajet en bus pour revenir au Kenya. Il est 5h du matin, je viens de me rendre au guichet en taxi en promettant de l'argent au chauffeur, il me reste moins de 1$US dans les poches, je n'ai pas le numéro de téléphone de personne et j'ai de la misère à me souvenir le chemin pour revenir à la maison où on restait. Comme je vous écris aujourd'hui, c'est que je m'en suis sorti!

De retour à Nairobi, ma première expérience à voir un pickpocket à l'oeuvre dans un bar que l'on aurait du éviter. Je suis toujours sur mes gardes par ici donc j'ai pu venir voir la tentative et éviter de perdre mon cellulaire. Malheureusement, un stagiaire allemand en visite qui fait son stage à Kampala (où c'est beaucoup plus sécuritaire), n'a pas eu cette même chance.

Et ce samedi le 10, ca sera ma première fête fêtée à l'étranger. Rakel, une Espagnole qui vient d'arriver en ville et qui travaille avec moi durant le mois d'avril fête sa fête le 9 avril, donc on combine nos fêtes le 9 au soir. Semble t'il que c'est spécial les annversaires dans ce coin du monde...! On verra bien.

mardi 6 avril 2010

Amélie St-Amant / Togo

Bonjour à tous,

Comment allez-vous? J’espère que la dernière chute de neige ne vous a pas trop découragé et que vous en avez plutôt profité! En tout cas, si un jour vous avez froid, profitez-en pour moi! Haha! Je pense que je n’ai jamais eu aussi chaud de toute ma vie. Je n’ai aucune notion de comparaison et je n’ai aucune idée de la température, mais juste le soir où je suis arrivée à l’aéroport, c’était la nuit et il faisait 31 degrés Celsius… donc on imagine ce que ça peut être le jour! Et avec une humidité!

Mais… j’adore l’Afrique, tout simplement! Je dis Afrique et non Togo car pour le moment, je n’ai que participé à ma conférence AIESEC qui regroupait des gens de partout en Afrique, et j’ai particulièrement connecté avec les Nigériens et les Ivoiriens… Mais j’aime énormément le Togo aussi, je n’ai juste pas encore eu le temps de le connaître suffisamment.

Je m’excuse énormément de ne pas avoir donné de nouvelles plus rapidement, mais l’internet wifi ne semble pas exister et pendant tout le temps de la conférence, le café internet voisin de l’hôtel n’avait pas de connexion. Alors me voici maintenant de retour à Lomé depuis 2 jours et je vous écris mon tout premier mail. Ça risque d’être un roman (désolée!!!), mais je ne serai pas en mesure d’en écrire avant un petit bout de temps car je quitte demain pour Soutouboua, où je réaliserai mon stage. Je n’aurai pas d’accès à Internet là-bas donc je devrai attendre de revenir à Lomé dans quelques semaines pour vous réécrire.

Alors… l’Afrique! Je ne sais pas par où commencer. J’adore tout simplement, je me sens presque chez moi! Mais je n’ai jamais eu l’air autant malade sur des photos avec mon teint hivernal pas du tout bronzé. Surtout avec mon flash de caméra trop intense! À côté des africains, j’ai l’air de « glower in the dark! » Mais bon, selon le cycle du choc culturel, j’imagine que je me situe encore dans la phase lune de miel, je suis prête pour la suite!

Alors voici un peu ce que j’ai vécu depuis mon arrivée :

23 mars 2010, 22h30, j’atterris enfin en sol togolais après pas loin de 24h de voyage, un trop longue escale à Amsterdam où j’ai réussi à perdre mon livre sur le Togo, une trop courte escale stressante au Ghana où je devais changer de compagnie aérienne et où le monsieur qui m’aidait voulait que je lui donne un cadeau mais que je n’avais aucune devise locale, bref, après n’avoir pas dormi depuis environ 33h! Personne à l’aéroport pour m’attendre. Je panique. Ça se voit dans ma face. Tout le monde me propose de m’aider pour « un cadeau »… Tous les numéros de téléphone de mes contacts sont sur mon ordi et la batterie ne fonctionne pas. Je réussis à me brancher, à trouver le no, à appeler, pas de réponse… Mais finalement après une vingtaine de minute de panique, mon contact arrive! On attend environ 1h après les camerounais qui arrivent pour la conférence (nous n’avons évidemment par leur no de vol, donc on attend sans ne rien savoir). Vers minuit (j’ai tellement chaud avec mes gros jeans), on finit par quitter l’aéroport et ils me conduisent au campus universitaire où je vais passer la première nuit. Ce sont des résidences très différentes des nôtres. Douches et toilettes africaines communes, ça va. Chambres presque communes, ce n’est séparé que par des rideaux et tout le monde se promène d’une chambre à l’autre et puisque c’est leur semaine de relâche, ça crie partout, tout le monde se promène et semble trouver ça très drôle de me voir débarquer comme ça. Mais je suis tellement fatiguée, que je m’en fout! Finalement, après avoir pris une douche, avoir dépaqueté mes bagages, on finit par entrer dans notre chambre pour me dire que j’allais à l’hôtel avec les facis de la conférence (ceux qui donnent les formations lors de mon séminaire) … ok??? Il faut faire vite, alors on refait mes bagages tout croche et je m’en vais à l’hôtel! Bon rendu là, je finis par pouvoir dormir dans la chambre où les facis sont en réunion, mais je suis tellement fatiguée. Les effets de ma douche ont évidemment disparu depuis très longtemps, et je finis par dormir vers 2h30 AM!!!

Sinon à partir des jours suivants, ça l’a été la conférence. Complètement génial. Pour les copains d’AIESEC, vous pouvez bien comprendre le passage qui s’en vient. Ce fut probablement une de mes meilleures conférences. Toutes mes attentes ont été comblées. Pour les Africains, l’AIESEC est une opportunité incroyable qui a le pouvoir de faire changer beaucoup de chose. La passion et la volonté sont donc tellement présentes chez ces AIESECers. Ce sont les futurs leaders de leur pays et on vraiment la volonté de faire avancer les choses. L’énergie est incroyable aussi. Je n’ai jamais été capable de me rappeler de leur milliard de cheers et de roll call, mais je vais assurément essayer d’en rapporter au Canada. J’ai tellement connecté avec les délégués de tout partout, ce fut presque trop facile. J’ai aussi été beaucoup touché par toutes les discussions à propos de la situation africaine avec une perception pas mal 100% africaine!

La conférence s’est terminée et comme vous me connaissez, j’ai évidemment pleuré « un peu ». Je me suis faite un ami nigérien vraiment très proche que je ne peux pas concevoir que je reverrai peut-être jamais. J’ai aussi rencontré des amis en communs avec plusieurs d’entre vous… haha! C’est fout comme le monde AIESEC est petit.

@ Jean-Michel : Les AIESECers du Togo te disent bonjour

@ Tobi, Geneviève, Audrey : Les Ivoiriens vous saluent. C’était trop drôle quand j’ai aperçu Alex portant le t-shirt des Canadiens de Montréal, je ne comprenais rien jusqu’à ce que je réalise que c’était UQAM. Puis le jour suivant, il portait le chandail de l’Université Laval.

@ Tobi : il y a d’autres personnes que t’as rencontré au Bénin qui te saluent. Je ne me souviens plus bien les noms, mais photos à l’appui lorsque je reviens.

@ Noémie : Vish te salue et on a pris une magnifique photo spécifiquement pour toi!!!

Et je suis de retour à Lomé depuis mardi soir. Je devais partir avec ma famille d’accueil, mais je suis finalement restée 1 nuit avec les facis. Avec 3 amis, on a décidé d’aller visiter les délégués qui n’étaient pas au même hôtel et on s’y est rendu avec des taxis-moto. On est embarqué 2 par moto et une chance mon dieu car les 2 motos, à tour de rôle, on fait une panne. Si jamais j’avais été seule sur ma moto, j’aurais eu la peur de ma vie. Mais j’avais un africain pour me protéger! Les chauffeurs de moto ne savaient vraiment pas où aller, ils nous ont mené à 3 différents hôtels (pas les bons) avant de faire une panne. Situation = 3 africains anglophones, 1 blanche francophone avec 2 chauffeurs comprenant à peine le français, 2 motos scraps, au milieu de nulle part. Les chauffeurs essaient de me faire comprendre qu’on peut marcher jusqu'à l’hôtel, que ce n’est pas loin, mes amis ne comprennent rien, ils sont assis au milieu de la rue et rient, alors je dis aux chauffeurs qu’ils doivent marcher avec nous jusqu’à l’hôtel avant qu’on leur donne leur argent… haha! Finalement on a fini par se rendre, mais quand on a réalisé à quel point la route était courte lors du retour… haha! C’était ridicule.

Mercredi, on a pris ça relax. Première vraie journée de repos depuis la fin de la conférence. Petit dîner dans une cafétéria, fin PM à la plage où les vagues sont tout simplement immenses. On ne peut pas se baigner, mais juste se tremper les pieds, c’est génial. En quittant la plage, voici le topo de notre groupe : 2 togolais (une chance!!!), 1 canadienne, 1 polonaise, 1 mexicaine, 1 américain, 1 allemande, 2 kenyans, quelques nigériens, 1 Ivoiriens, 1 ougandais… Disons que c’est un groupe qui se fait remarquer par à peu près tout le monde, y compris la police militaire assez corrompue. On s’est donc fait arrêté et on a attendu sagement pendant presqu’1 heure jusqu’à le président du comité national d’AIESEC Togo arrive, en veston cravate, pour nous secourir.

En rentrant de la plage, j’ai fait mes adieux déchirants à quelques personnes que je reverrai plus et j’ai quitté pour aller habiter dans ma famille. Famille??? J’habite seule dans ce que je ne sais pas trop si je décris comme maison ou appartement. Disons que c’est comme un petit triplex… haha! Les voisines sont comme ma famille, c’est elles qui m’ont réveillée ce matin en me chantant une chanson togolaise qui dit « Amélieéé, Améliaaa, Amélie… etc. », puis qui m’ont aidé à faire mon lavage, etc. C’est bizarre un peu, mais de toute façon, c’est temporaire car je quitte dès demain pour Soutouboua où je vais commencer à travailler pour l’ONG. Péripéties de la journée de jeudi assez nulles, mise à part que j’ai acheté des avocats pour déjeuner en pensant que c’était des mangues et que j’ai mangé un burger pour souper, et ils avaient mis des frites à l’intérieur... Haha! C’était délicieux!

Alors c’en est fini pour mon roman! Je vais essayer d’être plus brève à l’avenir, mais on dirait que je voudrais tout vous raconter ce que je vois, ce que je sens, ce que j’entends. Honnêtement, l’Afrique ça se vit. J’ai eu beau l’étudier dans mes cours, en entendre parler par des gens qui y sont allés, par des gens originaires d’ici, ou peu importe… Je n’avais vraiment aucune idée de ce qui m’attendait. Ce n’est pas que c’est différent que ce que je m’attendais, mais ça se vit, c’est tout!

La partie AIESEC de mon périple est terminée, maintenant je me lance dans mon projet à 100%. Je suis excitée de partir pour Soutouboua, mais un peu triste de quitter Lomé que je n’ai à peine visitée. Mes prochaines nouvelles peuvent être dans 1 semaine, comme dans 1 mois, je ne sais pas quand je reviendrai.

Si vous voulez me donner des news, je vous laisse mon # de cellulaire togolais : +228 769 7148. C’est vraiment juste si vous avez vraiment envie de me parler car ça risque de vous coûter une fortune. Je pense que par skype c’est quelque chose comme 0,50$ la minute. Mais moi c’est gratuit de recevoir des appels, donc c’est à vous de voir.

Je pense à vous très fort et je vous envois de la chaleur et des bisous du Togo…

Amé xxxxxxxxxxxxxxxx