Mon stage à Valdivia, au Chili
Avec la FUCREHU
Mars à mai 2010
Barbecue au bord de la mer ! Le 13 mars 2010.
Avec Karen, la Présidente d’AIESEC-Valdivia, et Natalia, l’autre fille en stage ici, nous sommes allées à Niebla, au bord de l’océan pacifique, pour fête l’anniversaire d’un des amis de Karen, Luis. Nous avons été accueillies par la famille de Luis qui chantaient des chansons chiliennes ! On nous a servi de la viande cuite au barbecue et nous avons été faire un tour sur la plage. La vue était magnifique! Le sable ici est noir et on a trouvé des cochayuyo, des algues comestibles…
Première semaine de travail ! Du 15 au 19 mars 2010.
Mes premiers jours de travail ont été quand même bien remplis ! En effet, Marcela, la directrice du secteur Éducation de la fondation, voulait mon aide afin de mettre sur pied les cours d’anglais du programme. Nous avons donc vu ensemble de quoi nous allions parler et de comment nous allions procéder pour enseigner la matière. Les cours sont donnés le soir afin de permettre aux gens qui travaillent d’y assister. Chaque groupe, 2ième et 3ième secondaire ou 4ième et 5ième secondaire, n’ont que deux soirs de cours par semaine.
Le premier groupe d’adultes terminent leurs 2ième et 3ième secondaires. N’ayant à peu près pas fait d’anglais avant de reprendre leurs études, leur niveau d’anglais est plutôt basique. Nous avons décidé de parler des aliments et de ce qu’il faut dire pour commander de quoi manger dans un restaurant. Je me suis donc amusée à chercher des images de nourriture sur internet, images que j’ai ensuite imprimées et découpées. J’ai écris sur des morceaux de papiers les termes correspondant aux images. Le soir de mon premier cours, vu que nous allions parler de nourriture, j’ai décidé d’amener une boîte de biscuits « Distinction » (ses biscuits en forme de feuilles d’érable) afin de leur faire connaître le sirop d’érable ! J’ai adoré mon premier cours ! Les élèves, bien que peu nombreux, étaient tous très sympas et plein de bonne humeur ! L’ambiance dans la classe est très relax. J’ai vite compris pourquoi on m’a demandé de faire une recherche pour comprendre le haut taux d’absentéisme en cours… En effet, sur 40 étudiants, seul 5 sont venus en cours… Nous avons joué de toutes sorte de manière avec les images et les mots pour qu’ils apprennent le vocabulaire, après quoi, ils ont du écrire un dialogue entre un client et une serveuse dans un restaurant.
Le lendemain, j’ai accompagné une future professeure du primaire, Léonor, à Paillaco, une petite ville située à 45min de Valdivia. Elle a en effet pour tâche de trouver de nouveaux élèves pour les cours de niveau primaire qu’elle va donner dans cette petite ville. Nous avons surtout été rendre visite à un certain nombre de personnes afin que ces derniers nous donnent leur diplôme scolaire ou encore pour qu’ils signent des documents. J’ai alors eu la chance de voir dans quelles conditions les élèves de ces cours vivent… Les maisons sont relativement petite, toute en bois et recouvertes de taule ou de larges morceaux de métal afin de protéger le bois de la pluie (il pleut 300 jours par an ici à Valdivia….). À l’intérieur, le seul moyen de chauffage est généralement une cuisinière à bois ou encore un poêle. Une des élèves que nous avons visité ne se souvenait plus comment écrire son nom…
Le reste de la semaine, je l’ai passée à préparer les cours d’anglais avec Marcela. J’ai préparé un powerpoint pour présenter le vocabulaire concernant la nouvelle technologie et inventer d’autres jeux. J’ai adoré aider la professeure durant ses cours ! J’ai choisi de me spécialiser en alphabétisation des adultes et cette première semaine confirme que cette voie est faire pour moi!
Corral. Samedi 20 mars 2010.
Ce samedi là, j’ai accompagné Pamela à Corral, une petite ville située au bord de la mer, juste en face de Niebla. Pour y aller, il faut prendre un petit bateau car il faut traverser le fleuve Valdivia. Malheureusement, la pluie ne me permit pas d’admirer le paysage…
La stratégie de Pamela, une assistance sociale, avait été d’informer les gens sur notre venue et d’inviter les intéressés à venir s’inscrire ce samedi là au collège de la ville. Notre tâche fut facilitée par l’aide d’une employée de la municipalité qui a diffusé l’information. De plus, Pamela avait avec elle une liste des personnes inscrites à un autre programme social, le programme « Puente », lequel intervient dans sept facettes différentes des personnes en situation de vulnérabilité. Elle avait donc invité ses personnes à terminer leurs études. Nous sommes arrivées toutes les deux sous la pluie pour nous retrouver face à une marre de gens nous attendant ! Inscrire les gens ce jour-là ne fut pas très compliqué, sauf pour moi qui ne savais pas trop comment remplir les documents…
Pamela et moi avons ensuite reprit le bateau pour traverser vers Niebla où nous devions rejoindre Marcela et Carmen, la Directrice de la fondation, pour le dîner. Elles m’ont emmenée vers une sorte de foire folklorique. Comme nous étions samedi, la plupart des stands étaient fermés mais nous avons quand même pu écouter de la « cueca », musique accompagnant la danse nationale et manger un pullmay ! Ce plat est un peu spécial… Il s’agit d’un filet en plastique à l’intérieur duquel se trouvent des moules et autres coquillage, une pomme de terre, un morceau de poulet et un morceau de porc. Le filet est trempé en entier dans du bouillon afin de permettre au tout de cuire. Après quoi, on te sert le filet entier dans une assiette et le bouillon à boire dans un verre à part ! Mais je ne peux pas dire que le goût soit mauvais.
Deuxième semaine de travail. Du 22 au 26 mars 2010.
Cette deuxième semaine fut relativement calme. J’ai en effet continué à aider Marcela avec les cours d’anglais et également parlé, avec Carmen, des points sur lesquelles elle souhaite que je centre ma recherche. Vu le haut taux d’absentéisme au cours, Carmen souhaite que j’interviewe les élèves afin de comprendre ce qui se passe. J’ai également eu la chance de retourner une après-midi à Corral pour continuer les inscriptions des gens intéressés.
Le programme « Chile Califica » offre aux gens de terminer deux années du secondaire en cinq mois. Ce programme étant fait pour les adultes qui travaillent, les horaires sont normalement de soir ou de fin de semaine. Dans le cas de Corral, compte tenu du fait que cette ville est un peu éloignée de Valdivia, les cours se feront le samedi matin de 9h à 13h. A Valdivia, en revanche, les cours se donnent le soir.
Un examen très très stressant ! Samedi 27 et dimanche 28 mars 2010.
Enfin, voici l’examen que tous attendait et redoutait ! L’examen qui permettra à certains de pouvoir aspirer à de meilleures opportunités de travail, à la possibilité d’apprendre une profession, de servir d’exemple pour leurs enfants, etc. Comme vous pouvez le constater, les raisons pour lesquelles ces adultes décident de retourner aux études sont multiples.
Cette fin de semaine là, Marcela et moi avions pour fonction d’offrir aux élèves passant l’examen une bonne tasse de café bien chaud et surtout su soutien ! L’examinatrice est arrivée, avec ses lunettes et son costume de professeure pincée, et a séparé tous les élèves qui s’étaient arrangés pour se mettre tous les uns à côté des autres… Inutile de vous spécifier pourquoi…. L’examen a commencé, les gouttes de sueur ont coulés… et le café offert à 8h30 du matin refroidissait sur les tables…
Marcela avait décidé que tous les élèves devaient passer tous les examens le même jour, le tout sans pause. Cinq examens l’un à la suite de l’autre, c’est plutôt lourd comme journée…. La pression exercée par les élèves sur eux-mêmes et le stress d’avoir tout les examens ensemble a eu ses conséquences… Une femme a couru aux toilettes pour vomir… Un couple a décidé de quitter la salle en voyant l’examen de mathématiques… Une autre à failli d’évanouir en sortant après cette dure journée…
Heureusement, un autre professeur est arrivé en milieu d’examen et a relaxé l’ambiance… Même un peu trop ! Les gens commençaient à s’entraider sous son nez, les profs aidaient les étudiants, etc. On m’a alors expliqué que ces adultes avaient déjà appris beaucoup, qu’ils avaient repris leurs études, étudié pendant plusieurs mois et que ce qu’ils avaient n’était pas toujours suffisant pour passer l’examen. Selon lui, ils avaient déjà réussi beaucoup, mais pas nécessairement dans le domaine académique.
Troisième semaine de travail. Du 29 au 31 mars.
Cette semaine, se fut une opération de sauvetage du programme ! Deux filles étaient chargées en effet de trouver quarante élèves dans la petite ville campagnarde de Máfil, mais leurs stratégies n’étaient pas tout à fait au point. Malheureusement, la date limite approchant, Carmen, Marcela et moi avons dû aller les aider. Il manquait quinze personnes à inscrire; sans ça, nous perdions absolument tous les étudiants, ceux de Máfil, mais également ceux des villes voisines. Notre stratégie :
1- Prendre contact avec la Mairesse pour qu’elle nous aide à prendre contact avec les personnes travaillant avec les personnes sans emplois
2- Aller chercher au Bureau Municipal d’Information sur le Travail (bureau où les personnes sans emplois viennent s’inscrire pour trouver du travail) la liste des personnes n’ayant pas terminé leur secondaire
3- Aller rendre visite à ses derniers chez eux pour les inviter à participer au programme
Cette stratégie fonctionna bien, nous avons trouvé en deux jours quinze élèves et sauvé le programme ! Mais il faut dire que convaincre les gens de reprendre leurs études n’est pas toujours évident. J’ai beaucoup appris en observant Carmen, une assistante sociale ayant travaillé pendant 30 ans au gouvernement. Elle a travaillé avec les Mapuche, les amérindiens de la région, sur des projets de développement rural, mais également avec les prisonniers, les femmes, etc. Son expérience est énorme et elle également très rusée et intelligente tout en ayant une grande facilité à entrer en contact avec les gens. Elle croit au bien fondé du projet et aux bénéficies que peut apporter le fait de terminer ses études. Les stratégies que j’ai apprises avec elles durant une matinée, je ne les oublierai jamais.
Fin de semaine de Pâques au bord de la mer ! Du 1er au 4 avril.
Quel bonheur d’avoir enfin quelques jours de repos ! Mon amie de Santiago, Fernanda, m’a invitée à aller passer Pâques à Maitencillo, au bord de la mer, au nord de Santiago. Je suis donc partie en bus de nuit pour Santiago. Le voyage a duré douze heures, mais le confort était relativement bon et j’ai reçu de quoi manger. Située au deuxième étage, juste devant la fenêtre d’en avant, je n’avais pas de quoi me plaindre!
Arrivée tôt le matin à Santiago, je n’ai eu que le temps de sauter dans la voiture de Fernanda et on était parties ! Nous sommes arrivées deux heures plus tard avec le soleil ! La vue sur la mer était magnifique ! Malheureusement, une bonne toux a décidé de me gâcher les vacances… J’ai donc du me restreindre à boire du thé et manger de la soupe… Mais, j’ai tout de même pu aller me promener au bord de la mer et mettre un doigt de pied dans l’eau glacé de ce début d’automne… J’ai aussi pu goûter à une « empanada » aux crevettes absolument délicieuse! J’avais amené à mon amie un lapin en chocolat de Valdivia parce ils font du très bon chocolat (sans doute à cause de l’influence allemande), mais ce dernier ne survécut pas à la fin de semaine…
Quel bonheur d’avoir enfin quelques jours de repos ! Mon amie de Santiago, Fernanda, m’a invitée à aller passer Pâques à Maitencillo, au bord de la mer, au nord de Santiago. Je suis donc partie en bus de nuit pour Santiago. Le voyage a duré douze heures, mais le confort était relativement bon et j’ai reçu de quoi manger. Située au deuxième étage, juste devant la fenêtre d’en avant, je n’avais pas de quoi me plaindre!
Arrivée tôt le matin à Santiago, je n’ai eu que le temps de sauter dans la voiture de Fernanda et on était parties ! Nous sommes arrivées deux heures plus tard avec le soleil ! La vue sur la mer était magnifique ! Malheureusement, une bonne toux a décidé de me gâcher les vacances… J’ai donc du me restreindre à boire du thé et manger de la soupe… Mais, j’ai tout de même pu aller me promener au bord de la mer et mettre un doigt de pied dans l’eau glacé de ce début d’automne… J’ai aussi pu goûter à une « empanada » aux crevettes absolument délicieuse! J’avais amené à mon amie un lapin en chocolat de Valdivia parce ils font du très bon chocolat (sans doute à cause de l’influence allemande), mais ce dernier ne survécut pas à la fin de semaine…
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